Jérusalem

Esplanade du temple

CARNET DE VOYAGE

Par Quentin Battais et Romain Lambic

Tel-Aviv, aéroport Ben Gurion, 5h30 du matin heure locale.

Quentin Battais et Romain LambicÀ peine le soleil levé et nos bagages récupérés, nous filons en bus vers la première étape de notre long périple sur les routes d’Israël et de la Palestine. Gil Perez sera notre guide pour une grande partie du voyage. Premier choc en sortant de l’aéroport : des drapeaux israéliens accrochés à chaque lampadaires sur des kilomètres, sans compter ceux qui flottent sur les voitures et ceux accrochés aux maisons. Nous pouvons déjà constater un fort accent de patriotisme. Le long de l’autoroute A1 qui nous mène à Jérusalem, les paysages qui défilent sont « bibliques », à entendre notre guide, passionné par son pays.

Nous débarquons enfin à Jérusalem, capitale de toutes les convoitises et de toutes les religions, l’urbanisme et l’architecture sont loin des codes occidentaux que nous connaissons. Après un court petit-déjeuner et une rapide présentation du centre-ville moderne, nous rencontrons sur l’Avenue de Yafa Marc Israel Sellem, photographe francophone pour le Jerusalem Post, qui nous fait part de son expérience professionnelle.

Une dizaine de minutes plus tard, nous arrivons à la vieille ville, entourée de fortifications datant du XVIe siècle (période de domination ottomane). Un ensemble de petite taille : 2 km2 environ. Juifs orthodoxes, juifs modérés, chrétiens, musulmans… tous partagent un même espace. Nous entrons tout de suite dans le sujet de la religion, auquel nous allons nous confronter durant cette première journée. Nous pénétrons dans la bâtisse qui abrite le tombeau de David.

Après avoir arpenté les étonnantes rues parfumées des quartiers arméniens et juifs, nous arrivons devant le Mur Occidental (le Mur des Lamentations des Français), dernier vestige du temple de Jérusalem, premier lieu de pèlerinage juif, avec en arrière-plan l’inaccessible Dôme du Rocher, réservé aux musulmans. Nous comprenons alors tous les enjeux religieux et géopolitiques de ce si petit lieu.

Une première rencontre nous attend, à la Custodie de la Terre Sainte. Pour s’y rendre, nous traversons le quartier arabe et montons d’interminables marches. Une fois assis dans la salle de conférence de ce lieu, nous faisons connaissance avec Pierbattista Pizzaballa, custode italien de Jérusalem. Pendant 45 minutes, il nous explique la condition chrétienne sur place et ses relations, plutôt bonnes, avec les autres religions et communautés de Jérusalem.

Sans transition, nous voilà dans le quartier chrétien pour découvrir l’un des lieux saints du Christianisme : le Saint-Sépulcre, construit à l’endroit où les Romains auraient crucifié Jésus. L’église est partagée entre les chrétiens de toutes obédiences : romains, orthodoxes… et pèlerins de chaque religion sont là, se pressent. Quelques musulmans viennent également depuis peu.

Après cette visite, notre premier temps libre est le bienvenu et nous permet de prendre beaucoup de recul sur le poids historique de cette ville.