Le web-documentaire :

l’interactivité au service du journalisme

Par Florian Guadalupe et Joanna Thevenot

À l’occasion de la master class du 16 janvier, les étudiants du master Journalisme de Gennevilliers ont accueilli Simon Duflo, spécialiste des web-docs. Afin de leur faire découvrir l’étendue des possibilités du documentaire du net, il leur a présenté une multitude de logiciels simples d’utilisation.

Simon DufloDe plus en plus de journalistes investissent le web. Pour créer un contenu vidéo et interactif, il fallait auparavant apprendre le codage, payer une formation et avoir du temps pour programmer. Simon Duflo est venu rencontrer les futurs journalistes de l’Université de Gennevilliers pour leur démontrer que le web-documentaire est accessible à tout le monde, notamment par le code free, le codage sans connaissance technique.

« Faire de la vidéo sur le web, ce n’est pas que sur Youtube », explique Simon Duflo, «  les journalistes, les vidéastes, les agences de publicité veulent renouveler le langage audiovisuel ». Pour innover dans le montage de vidéos sur Internet, il existe beaucoup de logiciels : Madvideos, Storygami, Hapyak, Touchcast, Klynt etc. Ces nombreuses plateformes offrent des outils de plus en plus interactifs : l’ajout de textes, de bulles, d’une géolocalisation, d’une image, d’un fil twitter, d’un article, de quizz et de sondages. Ces outils permettent aussi de relier des vidéos entres elles ou de dessiner dessus. « L’objectif est de réaliser des outils plus sophistiqués, simples d’utilisation et pouvant s’adapter sur tous les supports» ajoute le spécialiste des web-documentaires. Pour un journaliste, ce type de logiciel permet d’immerger l’internaute rapidement dans le récit de son documentaire, avec un maximum d’interactions.

Simon Duflo a développé un web-documentaire consacré à Bogota, en Colombie. Par une narration interactive, l’internaute est plongé dans l’hyperactivité de la ville, de ses habitants et de leur quotidien. Le point fort du projet est la licence « creative commons », élément propre à Internet qui permet de proposer une solution alternative légale aux personnes souhaitant libérer les productions de tout droit de propriété intellectuelle standard de leur pays. Parfois, cette licence permet aux internautes de participer à l’évolution du documentaire. Le tout est de revenir à l’essence même d’Internet : le partage.

Formateur pour Klynt, Simon Duflo évoque le logiciel comme étant « responsive » c’est-à-dire qu’il est adaptatif et permet une consultation optimale sur tous les supports. Les web-documentaires sont créés pour ne plus ressembler à un site internet, mais pour mêler plusieurs supports multimédia pour enrichir la narration. : la créativité garde une place particulièrement importante. Désormais, il n’est pas nécessaire d’être graphiste ou informaticien pour élaborer une création audiovisuelle interactive.

 

Simon Duflo