Marvel’s Spider-Man : Miles Morales était sans doute l’exclusivité Playstation la plus attendue de 2020. Dans ce nouveau jeu qui fait suite à Marvel’s Spider-Man, nous suivons le jeune Miles Morales, un an après qu’il ait découvert ses nouveaux pouvoirs. Et visuellement, c’est une claque.

Ce n’est pas la première fois que nous rencontrons Miles Morales. Déjà présent en contenu additionnel dans le jeu Marvel’s Spider-Man, il a surtout connu un pic de popularité avec le film d’animation Spider-Man : Into the Spider-Verse. Sorti en décembre 2018, le film réalisé par Sony et Marvel avait été un franc succès, remportant un Golden Globes Awards et un Critics’ Choice Awards. Into the Spider-Verse avait présenté une animation et un graphisme grandement travaillés, offrant des instants cinématographiques sublimes.

Force est de constater qu’Insomniac Games a pris des notes. Marvel’s Spider-Man : Miles Morales, sorti ce 12 novembre 2020, est d’une qualité supérieure que l’on n’attendait presque pas pour un jeu vidéo. Exemple, dans le film Into the Spider-Verse, Miles possède une animation de 12 images par seconde, contre 24 images par seconde pour le reste des personnages. Ce petit détail a pour effet de rendre Miles plus maladroit, de le faire apparaître plus lent aux côtés des autres Spider-Man plus expérimentés. Cette particularité a été gardée dans le jeu vidéo, où le costume Into the Spider-Verse modifie l’animation pour rendre hommage à ce film et à ses effets comics.

L’araignée est dans les détails

Cette exclusivité de Sony pour la Playstation est également incroyable de détails. De nombreux joueurs n’ont pu s’empêcher de remarquer que les rues new-yorkaises avaient été recréées avec une exactitude presque terrifiante, jusqu’au vendeur de hot-dogs. Certains ont même retrouvé des bâtiments existants réellement, comme ceux où ils habitent. Le jeu, qui peut être joué en 4K à 60fps sur la nouvelle Playstation 5, propose également un graphisme d’une grande qualité, permettant d’observer jusqu’à la texture du costume de Miles Morales.

Les joueurs ont également été surpris de remarquer que Miles Morales parlait la langue des signes américaine (appelée ASL aux Etats-Unis) dans ses interactions avec d’autres personnages sourds ou malentendants. Un détail pour certains, un pas de plus pour l’inclusivité pour d’autres. Miles Morales est également Afro-latino américain, le fait qu’il ait maintenant son propre jeu représente une avancée pour beaucoup. Son design a aussi été amélioré par rapport à 2018, où il avait suscité les moqueries des fans. Il n’est en effet pas rare que le graphisme des personnages noirs laisse à désirer.

Un début de succès mérité

Le jeu est pour le moment bien reçu par les joueurs. Les nouveaux pouvoirs de Miles Morales, comme son invisibilité ou son Venom Blast, pouvoir électrique, ajoutent au spectaculaire du jeu. Aucun doute quant au fait que Marvel’s Spider-Man : Miles Morales a des chances de rejoindre le précédent Marvel’s Spider-Man au panthéon des jeux vidéo exclusifs à Playstation les mieux vendus : ce dernier, sorti en 2018, aurait récemment passé la barre des 20 millions de copies vendues.

Gabriel, 21 ans, était déjà un grand joueur de l’opus précédent. Il avait donc précommandé Spider-Man : Miles Morales et il est loin d’être déçu de son achat : “Je suis bluffé. J’ai beau avoir saigné toutes les images, les vidéos de gameplay, toutes les infos possibles avant sa sortie, Insomniac a quand même réussi à aller au-delà de mes attentes.” Même si il est presque à la moitié du jeu, les faiblesses de celui-ci sont selon lui si minimes qu’elles ne le gênent même pas dans sa partie. Le pari est donc gagné du côté des fans.

On notera également que le jeu passe le très apprécié test Can you pet the dog?… avec un chat, qui par la suite pourra accompagner Miles en tant que Spider-Cat.

Auteur/Autrice

  • Après deux ans passés en Métiers du Livre à l'IUT de Paris, j'ai décidé de poursuivre en journalisme en partant étudier un an à l'Université Laval, au Québec. Je touche aujourd'hui à tous les sujets et tous les supports, de l'international au société, de la presse web au podcast. Je garde toute de même un fort intérêt pour la presse culturelle, étant une grande dévoreuse d'animes japonais, de comics (et de leurs adaptations cinématographiques), mais aussi une habituée des théâtres et des musées (mes QG sont Le Ranelagh et le Lucernaire). Quand je ne dévore pas des romans jeunesse et young adult dans le RER D, j'en écris ! Et si je ne suis pas en train de créer des univers et des personnages, je suis probablement sur un terrain de volley-ball, trop influencée par le manga Haikyuu (le nouveau Jeanne & Serge).