Par Julia Maz-Loumides

Choisir de devenir journaliste n’est pas une mince affaire : statut incertain, salaire précaire et reconnaissance tardive. Une problématique qui freine les jeunes travailleurs persuadés que, la « pige », est un mauvais moment à passer. Rencontre avec Louise Pluyaud : celle pour qui pigiste rime avec liberté.

Elle arrive dans la salle du master de journalisme de Gennevilliers d’une démarche assurée. Du haut de ses 28 ans, Louise Pluyaud ne semble reculer devant rien. Ancienne élève de cette formation, la jeune journaliste a choisi de faire du statut de pigiste sa force. « Pour rien au monde je ne me mettrai dans une rédaction » explique-t-elle mettant en avant son désir de liberté. Pour un de ses derniers articles, Louise se rendait du Maroc où sa route a croisé celle des surfeuses musulmanes pour TV5Monde et le magazine Grazia. « J’avais envie de faire un sujet au Maroc, j’ai cherché des idées puis j’ai proposé mes sujets à des rédactions : quand l’une accepte un sujet, j’achète mes billets d’avion. » Un fonctionnement qui réussit à la journaliste. Elle peut parcourir les quatre coins du monde en vendant ses sujets, pour un même pays, à différentes rédactions. Un moyen pour elle d’organiser comme elle le souhaite son emploi du temps tout en voyageant. Pourtant Louise Pluyaud ne rentrerait pas totalement dans ses frais si elle n’écrivait pas pour la presse jeunesse : un pilier sûr et une solution pour combler son porte-monnaie. Et tandis que l’heure tourne, Louise n’a finalement qu’un message à faire passer : « Battez-vous, croyez en vos capacités. Être journaliste, c’est vivre plusieurs vie en une. »

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