data Archives | Master Journalisme - Gennevilliers https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/mot-clef/data/ De la presse écrite au web Journalisme Sun, 04 Oct 2020 16:38:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.2 https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/wp-content/uploads/logo-CYU-1-1-150x150.png data Archives | Master Journalisme - Gennevilliers https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/mot-clef/data/ 32 32 Une matinée avec Christian Carisay https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/christian-carisay/ https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/christian-carisay/#respond Thu, 02 Mar 2017 11:16:17 +0000 https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/?p=5225 Par Kévin Senan Nous sommes le Lundi 30 Janvier, il est 9h00 du matin lorsque Christian Carisay fait son entrée dans la salle du master journalisme de l’UCP – Site de Gennevilliers. Pour ceux qui ne le savent pas, Christian Carisey est le directeur de la communication et des affaires institutionnelles de Presstalis, mais aussi […]

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Par Kévin Senan

Nous sommes le Lundi 30 Janvier, il est 9h00 du matin lorsque Christian Carisay fait son entrée dans la salle du master journalisme de l’UCP – Site de Gennevilliers.

Pour ceux qui ne le savent pas, Christian Carisey est le directeur de la communication et des affaires institutionnelles de Presstalis, mais aussi membre du comité exécutif et secrétaire du conseil d’administration. Presstalis, c’est une société commerciale chargée de distribuer la presse écrite.

Une opportunité pour les étudiants du master de Gennevilliers d’en apprendre plus sur la presse écrite, et ce à travers le prisme de sa diffusion.

Pour Christian Carisay, le secteur est en décroissance absolue. Un vrai souci pour Presstalis qui doit maintenir ses équilibres et accompagner la mutation de ses clients.

Une réponse apportée à cette décroissance de la presse écrite est alors le récent basculement de Presstalis dans le numérique. Notamment avec l’application ZEENS, lancée il y a deux ans.

Une application qui permet de visionner les couvertures des magazines ainsi que de géolocaliser les points de vente. Le tout avec des offres exclusives pour attirer le consommateur vers la presse écrite.

Pour Christian Carisay, le presse est peut-être en déclin, mais pas perdue pour autant. Il lui reste encore un avenir, il en est convaincu. Il faut seulement trouver des moyens de « ramener » le lecteur, de le « reconquérir ». Seule la presse de « niche », de divertissement, fait exception à cette baisse, surpassant même le numérique.

Mais du travail reste donc à faire pour attirer les lecteurs vers le papier. Cela passe notamment pour Presstalis par la modernisation des kiosques sur Paris. 400 kiosques sur les 24000 présents à Paris viendraient à être remplacés par des kiosques « Pilote », et ce dès Février. Un véritable enjeu pour 2017, celui de ramener les jeunes dans ces kiosques modernes, plus en phase avec leur époque.

Avec aujourd’hui 17000 points de ventes qui sont déjà automatisés, Presstalis se sert de leurs DATA pour mieux comprendre le fonctionnement du consommateur. Cela leur permet une distribution plus efficace, car en adéquation avec les envies des acheteurs.

Après être revenu sur le prix unique, ainsi que la liberté d’accès de la presse au public, Christian Carisay a répondu à une question posée par un des étudiants sur les activités internationales de Presstalis. La société est installée dans une quinzaine de pays, et exporte dans une centaine. La presse locale et quotidienne est distribuée en nombre, surtout en Afrique, où elle est très importante.

Si le secteur de la presse écrite va mal, Presstalis ne désespère pas et va de l’avant, que ce soit en passant par le numérique ou par le développement commercial à l’international. Christian Carrisay quittera les étudiants après 2 heures de masterclass intenses. 2 heures instructives, qui ont permit aux étudiants du master de mieux cerner le secteur de la distribution. Peut-être Presstalis distribuera dans quelques années, croisons les doigts, leurs futurs articles.

Christian Carisay

Une master class organisée par Sarah Benlolo

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Safe Harbor, retour sur l’invalidation https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/safe-harbor-pourquoi-linvalidation-brouillon/ Tue, 20 Oct 2015 09:30:54 +0000 https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/?p=4031 Le 6 Octobre dernier, la Cour de Justice Européenne de l’Union Européenne a rendu son verdict : le Safe Harbor n’est plus en mesure de protéger efficacement les données des internautes européens. Cette décision découle directement de l’activisme de Maximilian Schrems, un autrichien qui a fait de la protection de la vie privée numérique son cheval […]

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Le 6 Octobre dernier, la Cour de Justice Européenne de l’Union Européenne a rendu son verdict : le Safe Harbor n’est plus en mesure de protéger efficacement les données des internautes européens. Cette décision découle directement de l’activisme de Maximilian Schrems, un autrichien qui a fait de la protection de la vie privée numérique son cheval de bataille.

Le Safe Harbor, ou Sphère de sécurité, est un accord censé encadrer le stockage de données d’utilisateurs européens par des entreprises américaines directement sur leur sol. Censé seulement car la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a décidé de suspendre cet accord. Ce dernier reposait sur l’assurance que les données stockées aux Etats-Unis l’étaient avec un niveau de protection au moins équivalent à celui des pays membres de l’Espace Economique Européen (EEE). Ainsi, selon cet accord, les géants du web –et d’autres- se doivent de notifier aux utilisateurs que leurs données sont stockées et de quelle façon elles seront utilisées. De même, tout individu doit pouvoir accepter, ou non, le transfert de ces données vers une tierce personne.

La décision de la CJUE fait suite à une plainte déposée par Maximilian Schrems, un autrichien de 26 ans, à l’encontre de Facebook. L’histoire commence lorsqu’en 2011, étudiant en droit, Maximilian effectue un voyage d’études aux Etats-Unis. Sur place, il assiste à une conférence au cours de laquelle un salarié de Facebook parle des lois européennes sur la vie privée. Grossomodo, ce salarié explique à l’auditoire qu’ils peuvent « faire ce qu’ils veulent, tant que personne ne dit non, vous pouvez continuer à utiliser ces données. » Le jeune autrichien, alarmé par ces propos, demande alors au réseau social de lui faire parvenir une copie des données qu’il a emmagasinées à son sujet –ce qui est possible pour n’importe qui. Il s’aperçoit que Facebook a bien conservé toutes les données de ses activités, même celles qu’il avait supprimées. En réaction, Maximilian lance le site EuropeVsFacebook, pour sensibiliser les internautes à ce problème, et porte plainte contre l’entreprise. Cette démarche n’aboutira pas, mais Max Schrems ne baisse pas les bras. Suite aux révélations d’Edward Snowden sur le programme de surveillance de masse mis en place par la NSA, il réitère sa plainte et cible cette fois plusieurs autres entreprises, notamment Apple et Yahoo. Finalement, c’est la plainte déposée à l’encontre de Facebook qui aboutit à l’annulation du Safe Harbor par la CJUE. Cette dernière estime que l’entreprise « porte atteinte au droit fondamental à la vie privée. »

Dès lors, ces entreprises américaines se trouvent dans un vide juridique. Depuis cette décision, elles ont d’ailleurs appelé d’une voix unanime les autorités européennes à remettre sur pied une législation leur permettant de continuer leurs activités dans un cadre légal. En fait, elles peuvent déjà le faire en utilisant d’autres outils, tels l’acceptation en ligne par les usagers d’une politique sur le traitement des données, ou la signature de traités entre ces entreprises et des Etats seuls. L’inconvénient de ce second point est qu’il va à l’encontre de l’établissement d’une juridiction unique à l’échelle européenne. Ainsi, la renégociation du Safe Harbor est déjà en vue. Et il faudra considérer attentivement les garanties que les Etats-Unis peuvent apporter, eux qui sont à l’origine du programme PRISM –le programme de surveillance de la NSA. Comment être sûr que les datas des internautes européens ne se retrouveront pas entre les mains des services américains, d’autant plus lorsque Facebook et les autres ont déclaré, avec plus ou moins de bonne foi, qu’ils ignoraient tout des agissements de l’agence américaine ? Dans tous les cas, Max Schrems, qui souhaitait « faire réfléchir les autorités et les internautes sur cette problématique », a réussi son coup.

Thomas Le Hetet

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