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Illustration de Sophie Cayuela

Comment réguler les fake news et qui peut le faire ? A l’occasion du colloque « Éducation aux médias » organisé par l’Université de Gennevilliers, Romain Badouard, chercheur et maître de conférences à l’Université Panthéon-Assas, est revenu sur les dispositifs utilisés par les plateformes numériques pour lutter contre la désinformation.

A l’heure où les fake news surplombent l’espace numérique, Romain Badouard revient sur les méthodes anti-désinformation. Pour planter le décor, le jeune chercheur cite quelques données à peine croyables : « Lors de la campagne présidentielle en 2017, 8 millions de liens ont été partagés sur Twitter. Un quart d’entre eux correspondent à la désinformation ». Sur ce réseau social, « les fake news se propagent huit fois plus vite ». Ces chiffres ne restent pas sans conséquence. La présence de la désinformation dans le débat politique public appelle à une régulation.

« Il devient impossible de tout gérer »

Alors comment freiner la haine en ligne et les fake news sans paraître liberticide ? Google a décidé en 2019 de faire appel à des « quality-raters », des internautes ordinaires pour évaluer le contenu des sites web.  Pourtant, faute de temps, engager des modérateurs ne suffit pas à contrôler l’ensemble des plateformes sociales : « 500 heures de vidéos Youtube et 350 000 tweets sont chargés chaque minute, note Romain Badouard. Il devient impossible de tout gérer ».

La liberté d’expression en péril

C’est alors qu’entrent en jeu les « modérateurs automatiques » à l’aide de la technologie. « Les algorithmes vont chercher la propagande, les propos haineux, les menaces », développe l’universitaire. Toutefois, la liberté d’expression grince des dents. L’intelligence artificielle a beau reconnaître les messages haineux, elle ne comprend pas encore le second degré. Ce décalage est susceptible d’entraîner la sur-censure : « 10 à 15% des procédures d’appel lancées par les plateformes donnent lieu à une republication » souligne Romain Badouard. Un chiffre encore trop élevé dans la lutte contre la désinformation…

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Nous pratiquons tous le Digital Labor https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/nous-pratiquons-tous-le-digital-labor/ Wed, 04 Nov 2015 16:58:47 +0000 https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/?p=4084 Par Lloyd Chéry Nous produisons tous les jours des données en allant sur Amazon, Apple, Facebook et Google. Le livre Qu’est ce que le Digital Labor, résultat d’un dialogue entre Antonio Casilli et Dominique Cardon qui vient d’être publié aux éditions de l’INA,  propose des pistes de réflexion sur ce travail numérique dissimulé. Le Digital labor […]

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Par Lloyd Chéry

Nous produisons tous les jours des données en allant sur Amazon, Apple, Facebook et Google. Le livre Qu’est ce que le Digital Labor, résultat d’un dialogue entre Antonio Casilli et Dominique Cardon qui vient d’être publié aux éditions de l’INA,  propose des pistes de réflexion sur ce travail numérique dissimulé.

Le Digital labor est un nouveau domaine de recherche universitaire qui s’intéresse à la manière dont nos pratiques produisent de la valeur financière à l’heure du numérique. Pour le sociologue Antonio Casilli, « c’est le travail de la présence en ligne ».

Facebook c’est du travail !

Nos activités numériques quotidiennes et régulières sur les réseaux sociaux, les sites de e-commerce, les applications mobiles sont analysées scrupuleusement par des algorithmes qui vont dessiner l’être que nous sommes. Les likes, les fichiers et vidéos partagés, les achats et commentaires produisent une multitude de données. Ces données qui sont considérés par certain comme le nouveau pétrole du XXIe siècle deviennent des informations capitales. Le sociologue Dominique Cardon ( auteur de « A quoi rêvent les algorithmes ») explique dans une interview pour Télérama : « Amazon sait qui achète ; Google sait qui clique ; Facebook sait combien de temps on passe sur une page. L’exploitation de ces « traces de comportements » est essentielle à l’économie de ces plateformes, mais elle devient l’instrument de leur hégémonie ».

Aliénés et exploités sans le savoir

Selon Antonio Casilli, nous produisons des valeurs numériques et signons même une sorte de contrat de travail que nous lisons rarement (les fameuses « conditions générales d’utilisation » à accepter dans les applications). Notre participation est constamment mesurée par ces entreprises. Nos données sont donc exploitées et enrichissent des algorithmes. Pour le sociologue italien, notre époque est celle du capitalisme cognitif. Le travail se manifeste dans nos activités informelles et notre quotidien. Nous n’avons pas l’impression de travailler, car il s’infiltre dans la sphère du loisir. Surfer sur les réseaux sociaux par exemple est normalement un plaisir. L’essence de ces sites est d’interagir avec sa communauté, mais nous travaillons pour élargir des bases de données. Notre aliénation est donc subtile et particulièrement efficace. Avec 1,49 milliards d’utilisateurs actifs sur Facebook, 10 milliards par mois de recherche Google et 500 millions d’Iphones dans le monde, nous sommes tous des « digitals laborers ».

Comment arrêter la servitude volontaire du numérique ?

Dans son texte Discours de la servitude volontaire produit en 1547, Étienne de la Boétie conseillait à l’homme de sortir de sa domination en résistant. Dans le cadre d’Internet il est possible de lutter en utilisant les armes juridiques. Les internautes peuvent faire appel à la justice pour attaquer et tenter de faire condamner les géants du web. Le recours de l’association Europe vs Facebook a amené plus de 25 000 utilisateurs à porter plainte contre le réseau social. Le juriste Maximilian Schrems qui représente cette association a déjà eu une victoire significative en suspendant l’accord entre l’Union européenne et les États-Unis du Safe Harbord (accord qui encadrait la protection des stockages de données des utilisateurs européens sur le sol américain). A l’extrême inverse, les actions militantes de cyberattaques sont aussi des moyens pour perturber ce système. Encore récemment, le collectif Anonymous a montré qu’il possédait une certaine force de frappe. Enfin, une solution économique est possible permettant un système qui pourrait en fédérer beaucoup. Antonio Casilli pense que nous pouvons trouver un revenu de base universel pour donner plus de pouvoir aux internautes face aux géants du web. Cette idée de salaire peut ainsi amener une reconnaissance du travail que fournissent les utilisateurs et apporter un changement positif dans notre participation numérique.

Pour lire des extraits de Qu’est ce que le Digital Labor c’est ici

Qu'est ce que le Digital Labor d'Antonio Casili et Dominique Cardon

 

 

 

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