TikTok Archives | Master Journalisme - Gennevilliers https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/mot-clef/tiktok/ De la presse écrite au web Journalisme Sat, 05 Apr 2025 20:45:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.2 https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/wp-content/uploads/logo-CYU-1-1-150x150.png TikTok Archives | Master Journalisme - Gennevilliers https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/mot-clef/tiktok/ 32 32 Les Dating Coachs à l’ère des réseaux sociaux : sagesse ou stéréotypes dangereux https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/dating-coachs/ https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/dating-coachs/#respond Fri, 28 Mar 2025 08:14:24 +0000 https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/?p=243384 Dans l’univers impitoyable du dating moderne, certains influenceurs se posent en guides de l’amour, distillant conseils et stratégies pour séduire les hommes. Mais derrière l’apparente quête du bonheur romantique, ces « dating coachs » suscitent une vague de controverses. Parmi eux, des figures comme Shera Seven et Liz the Wizard, dont les conseils sexistes et provocateurs alimentent […]

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Dans l’univers impitoyable du dating moderne, certains influenceurs se posent en guides de l’amour, distillant conseils et stratégies pour séduire les hommes. Mais derrière l’apparente quête du bonheur romantique, ces « dating coachs » suscitent une vague de controverses. Parmi eux, des figures comme Shera Seven et Liz the Wizard, dont les conseils sexistes et provocateurs alimentent les débats sur l’influence des réseaux sociaux dans la construction des normes sociales et amoureuses. Mais sont-ils réellement des sources de sagesse ou des instigateurs de stéréotypes dangereux ?

Les « dating coachs » : des experts autoproclamés ou des dangers pour l’égalité ?

Avec l’explosion des plateformes comme TikTok et YouTube, les conseils amoureux se sont multipliés et se sont orientés vers des approches de plus en plus polarisantes. Parmi les figures les plus médiatisées, SheraSeven et Liz the Wizard se distinguent par leur contenu virulent et parfois provocateur. Ces « dating coachs » partagent des stratégies sur la manière de séduire un homme, souvent à travers des filtres très sexistes, véhiculant des idées sur l’hypergamie et l’importance de sortir avec des hommes plus âgés ou financièrement plus puissants.

@Pixabay image libre de droit

Shera Seven, qui sévit principalement sur TikTok, et Liz the Wizard, qui cumule des abonnés sur YouTube, incarnent deux types d’approches du dating qui prônent une vision utilitaire et inégalitaire des relations amoureuses. Selon ces coachs, les femmes devraient rechercher des hommes ayant un statut social plus élevé, et même, dans certains cas, plus âgés, pour assurer leur confort matériel et leur ascension sociale. Cette idée, en partie fondée sur le principe de l’hypergamie (le fait de chercher à « épouser plus haut » socialement), alimente des théories réductrices et simplistes sur les dynamiques amoureuses.

Mais que recouvre cette hypergamie ? Selon Shera Seven, il s’agit avant tout de maximiser ses chances en suivant des « règles de séduction » claires : attirer des hommes plus âgés et financièrement établis. De son côté, Liz the Wizard va encore plus loin en conseillant aux femmes de se concentrer sur l’accumulation de biens matériels et d’éviter de se laisser submerger par des émotions qui nuiraient à leur quête de stabilité.

Une vision rétrograde et dangereuse

Si ces conseils trouvent un écho chez certains jeunes abonnés en quête de réponses à leurs dilemmes amoureux, la critique est vive chez d’autres. De nombreux journalistes et chercheurs soulignent le côté réducteur et problématique de ces conseils. Dans un article de Libération, l’écrivaine et sociologue Clara Jean-Baptiste dénonce la « romance utilitaire » promue par des influenceurs comme Shera Seven et Liz the Wizard. Selon elle, ces conseils tendent à objectiver les femmes, en les réduisant à des opportunistes cherchant à grimper l’échelle sociale par leur relation avec des hommes.

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De plus, ces théories sont souvent qualifiées de sexistes, car elles reposent sur l’idée que les femmes doivent avant tout chercher à « se vendre » sur le marché du mariage, en fonction des critères financiers ou sociaux des hommes. Cette dynamique est même comparée à une forme moderne de « transaction sentimentale », où l’amour véritable est remplacé par une sorte de commerce affectif et économique comme l’explique Christelle Verfaillie, sexologue à Lille. “Ces conseils sont dangereux, ils donnent une vision erronée de l’amour, une vision assez matérialiste et très éloignée de la réalité. “Ces “coachs” poussent les femmes à avoir des attentes amoureuses irréalistes, qu’elles n’atteindront pour la plupart jamais.”

L’impact des réseaux sociaux : quand les conseils deviennent un business

Il est impossible de parler de Shera Seven ou Liz the Wizard sans évoquer le modèle économique derrière ces influenceurs. TikTok et YouTube offrent à ces coachs une plateforme mondiale où leurs vidéos atteignent des millions de vues, souvent accompagnées de conseils payants via des consultations privées ou des formations. Ces coachs savent que le « buzz » autour de sujets controversés attire les vues et, par conséquent, l’argent. La viralité de leurs vidéos, souvent provocatrices et polémiques, génère une notoriété rapide, ce qui leur permet de s’imposer comme des figures incontournables dans le paysage des conseils amoureux en ligne.

Le problème, ici, est que ce modèle économique repose en grande partie sur la polarisation et l’exploitation des stéréotypes. Pour maintenir l’attention de leurs audiences, ces coachs doivent constamment produire du contenu à la fois choquant et « désirable” pour leurs abonnés. Cela les amène à entretenir une vision de plus en plus extrême des relations amoureuses, où la conquête amoureuse est vue comme une sorte de jeu de pouvoir, renforçant ainsi des rôles traditionnels de genre qui ne favorisent ni l’égalité, ni la réciprocité dans les relations

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Du tabou à la reconnaissance : Comment le numérique amplifie la voix des femmes atteintes d’endométriose ? https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/web-et-endometriose/ https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/web-et-endometriose/#respond Wed, 26 Mar 2025 10:14:08 +0000 https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/?p=243398 L’article Du tabou à la reconnaissance : Comment le numérique amplifie la voix des femmes atteintes d’endométriose ? est apparu en premier sur Master Journalisme - Gennevilliers.

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Freepick – Licence gratuite – @atlascompany

Charlotte Le Balch et Margaux Fresnais

L’endométriose, longtemps ignorée et minimisée par la société et le monde médical, bénéficie aujourd’hui d’une meilleure visibilité grâce aux témoignages des femmes atteintes de cette maladie sur les réseaux sociaux. Ces plateformes leur permettent de partager leurs expériences, sensibiliser le public et briser le silence autour de cette maladie encore mal comprise.

 Aujourd’hui, grâce à la puissance des réseaux sociaux et aux nombreux témoignages en ligne, la parole se libère, favorisant une meilleure sensibilisation et reconnaissance de cette pathologie qui touche une femme sur dix. Sur des plateformes comme TikTok et Instagram, les témoignages se multiplient : les femmes partagent leurs difficultés de diagnostic et l’impact quotidien des symptômes. Des associations voient le jour sur les réseaux, telles que #endométriose, pour faire entendre leur combat. Des comptes dédiés, comme Info Endométriose ou Balance Ton Endométriose, jouent un rôle crucial. Le web devient ainsi un véritable amplificateur pour les patientes en quête de compréhension, de diagnostic et de solutions.

illustration douleur endometriose

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“Règles douloureuses, douleurs pendant ou après un rapport sexuel, douleurs aux toilettes, douleurs pelviennes, règles hémorragiques, ballonnements et nausées, fatigue chronique ou même encore dépression”, ce témoignage de Shayna, une influence sur Tik Tok, décrit ses symptômes liés à l’endométriose. Cette maladie dite à la “mode”, qui touche 2 millions de personnes menstruées en France à longtemps été ignorée. Cependant, le monde numérique, et plus particulièrement les réseaux sociaux, ont offert à ces femmes atteintes de cette maladie l’opportunité de s’exprimer ouvertement sur le sujet.

Témoignages : entre libération et sensibilisation

Djihene Abdellilah, femme atteinte d’endométriose, témoigne de sa maladie sur les réseaux sociaux. “Les symptômes qu’on connaît, ce sont des douleurs extrêmes pendant les règles, mais certaines ont de l’endométriose sans douleur. Il va y avoir des douleurs projetées aux épaules, des douleurs aux intestins. Il y a des douleurs pendant les rapports.(…) En fait, il n’y a pas un seul type de symptômes”. Ces effets peuvent incommoder le quotidien de ces femmes et sont différents selon chacunes. “C’est des incapacités de se lever pendant deux jours, trois jours, des douleurs quand on va à la selle, par exemple, ou quand on va uriner. On peut marcher dans la rue et d’un coup avoir l’impression que quelqu’un nous met un gros coup de couteau dans le bas du dos et être complètement bloqué”.

Une maladie souvent inconnue pour celles qui en souffrent mais dont les témoignages, la description des symptômes permettent à ces dernières de mieux comprendre leur corps et de mettre un nom sur ce qu’elles ont. Les réseaux contribuent à cette prise de conscience. “Il y a beaucoup de femmes qui n’ont pas forcément accès à tous les soins, qui n’ont pas accès non plus forcément à toutes les informations et qui découvrent en fait qu’elles ont les mêmes symptômes que d’autres personnes. Elles comprennent alors qu’il faut qu’elles aillent consulter”, poursuit Djihene Abdellilah. Un moyen de favoriser l’expression, un espace pour partager son vécu et une opportunité pour les médecins de rendre accessibles et compréhensibles les enjeux liés à l’endométriose. “Le docteur Benzifala, par exemple. Il a un TikTok, où on peut le voir aussi bien faire des opérations que vulgariser ce qu’est cette maladie”.

Associations et réseaux sociaux : un levier de sensibilisation

Les associations mesurent également l’importance des témoignages dans leur stratégie de communication, sur les réseaux sociaux. “On a des déclarations de femmes, qu’on diffuse sur un format plus réduit sur les réseaux et on met toujours le lien vers l’onglet témoignage de notre site. C’est important de donner la parole aux personnes invisibilisées. Ça permet également aux proches des malades de mieux comprendre cette maladie”, explique Sarah, présidente de l’association Sororifemme, association française de sensibilisation à l’endométriose féministe, inclusive  et  alliée  LGBTQIA+.  Son association est présente sur différents réseaux sociaux pour s’adapter à des tranches d’âges différentes. “Les réseaux sociaux nous permettent de toucher un public plus large qu’on ne toucherait pas sur le terrain”, ajoute-t-elle.

Les prises de paroles de femmes connues ont également joué un grand rôle. “Ce qui a beaucoup aidé c’est la prise de parole de personnes célèbres, les actrices connues, qui ont beaucoup ouvert le débat au niveau de l’espace public, plus les personnes en parlent, plus elles exposent le problème, et plus ça crée un effet boule de neige”, explique Sarah. Mais Marie Lafon Bach, spécialiste du féminisme, tient à rappeler que cette libération de la parole n’est pas égale chez toutes les femmes. “Ce sont généralement toujours les mêmes femmes qui s’expriment avec un certain capital culturel , mais ça permet quand même de donner une visibilité à ces questions et permet de les amener dans les arènes politiques”, explique-t-elle.

Désinformation et business en ligne

La connaissance de cette maladie par un large public crée certaines dérives. Des personnes utilisent l’excuse de cette maladie pour en tirer un bénéfice comme l’explique Djihene Abdellilah : “c’est aussi un moyen pour tous les charlatans de trouver des proies faciles”. Ces personnes profitent de la grande détresse de ces femmes pour proposer des alternatives non médicales pour les soigner de cette maladie. “On m’a déjà proposé avec le Coran, avec des plantes du Tibet, avec tout un tas de trucs” Sarah, présidente de l’association Sororifemme, reconnaît également tomber régulièrement sur des contenus de désinformation sur les réseaux sociaux “Le problème c’est qu’il y a des jeunes qui se documentent uniquement à travers les réseaux sociaux et qu’il y a beaucoup de fake news à ce sujet. Par exemple, je suis déjà tombée sur des posts expliquant que si tu as de l’endométriose c’est parce que tu as des problèmes relationnels ou que tu ne veux pas grandir, alors que c’est totalement faux”, précise-t-elle. Le combat pour la reconnaissance de l’endométriose est loin d’être terminé. Si la mobilisation des femmes et des associations sur les réseaux sociaux permet des avancées notables, elle expose également à des pratiques et discours controversés, mettant en lumière les défis restants.

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