AFP Archives | Master Journalisme - Gennevilliers https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/mot-clef/afp/ De la presse écrite au web Journalisme Wed, 25 Nov 2020 09:15:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.2 https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/wp-content/uploads/logo-CYU-1-1-150x150.png AFP Archives | Master Journalisme - Gennevilliers https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/mot-clef/afp/ 32 32 Médias en Seine : Les éditeurs français désireux de développer des partenariats commerciaux avec les GAFA https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/medias-en-seine-les-editeurs-francais-desireux-de-developper-des-partenariats-commerciaux-avec-les-gafa/ https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/medias-en-seine-les-editeurs-francais-desireux-de-developper-des-partenariats-commerciaux-avec-les-gafa/#comments Wed, 25 Nov 2020 09:30:28 +0000 https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/?p=11053 Lors de la conférence « Éditeurs et GAFA, peut-il y avoir un partenariat gagnant ? », organisée par Médias en Seine le jeudi 18 novembre, les éditeurs français se sont montrés optimistes vis-à-vis des futurs accords commerciaux avec les géants de la tech. Les relations entre la presse et les GAFA (Google, Amazon Facebook et Apple) prennent un […]

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Lors de la conférence « Éditeurs et GAFA, peut-il y avoir un partenariat gagnant ? », organisée par Médias en Seine le jeudi 18 novembre, les éditeurs français se sont montrés optimistes vis-à-vis des futurs accords commerciaux avec les géants de la tech.

Les relations entre la presse et les GAFA (Google, Amazon Facebook et Apple) prennent un virage décisif. Le géant Américain Google a annoncé le jour même du festival des médias avoir signé un accord avec des journaux français afin de rémunérer l’utilisation de leurs contenus.

Une première mondiale pour les éditeurs de la presse quotidienne et magazines que sont Le Monde, Courrier International, L’Obs, Le Figaro, Libération et L’Express. L’accord s’inscrit dans le cadre de la législation européenne sur les droits voisins.

Un tournant historique

« Nous sommes à une époque véritablement historique, on est actuellement en train de renégocier les termes de la compensation concernant l’utilisation de notre contenu », a souligné d’emblée David Chavern, PDG de la News Media Alliance qui regroupe 2 000 groupes de presse journaux américains, au cours de l’événement, ajoutant que la « nouvelle administration Biden sera encore plus agressive dans ces domaines-là. (…) C’est évident que ça ne plaît pas aux principales plateformes techno. Parce qu’elles vont devoir commencer à payer le contenu comme on paye à l’heure actuelle pour la musique ».

Le PDG de l’Agence France Presse Fabrice Fries a affirmé être « optimiste » quant aux relations avec les GAFA et l’agence de presse : « On sent depuis quelques mois un changement d’attitude des plateformes qui se font à l’idée de rémunérer les contenus ». Le contrat signé ce jour-là est la preuve même du changement de position de Google, qui accepte désormais de rémunérer les éditeurs de presse pour leurs contenus (vidéos et photos) dans le cadre du droit voisin.

Les GAFA à la recherche de qualité

Cette nouvelle position, le directeur numérique du groupe Bayard Presse Philippe Colombet l’a expliqué, par l’appétit qu’ont les plateformes « pour les contenus de qualité », produits par les éditeurs de presse. Il a estimé qu’il « faut que le journalisme soit financé, et si une loi permet de favoriser la création d’emplois durables, pourquoi ne pas utiliser ces outils également ? ».

Le PDG de l’AFP compte bien faire des plateformes ses principaux clients dès l’année prochaine. « Compte tenu de la taille et des discussions en cours avec les plateformes, l’objectif est de doubler notre chiffre d’affaires, soit 20 millions d’euros. Avec l’idée que Facebook et Google comptent parmi nos principaux clients », a déclaré Fabrice Fries. D’autres représentants de magazines ou encore l’AFP vont également vouloir négocier avec les plateformes. Nul doute que ces accords seront scrutés de près et donneront des idées aux autres pays de l’Union européenne et au-delà.

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Emmanuel Hoog https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/emmanuel-hoog/ https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/emmanuel-hoog/#comments Fri, 18 Nov 2016 12:55:15 +0000 https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/?p=4983 Par Johan Bescond Emmanuel Hoog, PDG de l’Agence France Presse, de passage à Gennevilliers Au programme de la séance : le rôle de l’AFP dans les médias, l’ouverture d’un bureau dans l’un des pays les plus confiné du monde et une mise au point sur l’affaire Martin Bouygues, qui avait secoué l’institution il y a […]

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Par Johan Bescond

Emmanuel Hoog, PDG de l’Agence France Presse,

de passage à Gennevilliers

Au programme de la séance : le rôle de l’AFP dans les médias, l’ouverture d’un bureau dans l’un des pays les plus confiné du monde et une mise au point sur l’affaire Martin Bouygues, qui avait secoué l’institution il y a plus d’un an.

Ce vendredi après-midi, nous recevions l’un des hommes les plus influents de la planète médiatique.

L’AFP : agence mondiale

En effet, l’AFP, c’est plus de 200 bureaux présents à travers plus de 150 pays, la source d’information numéro un de la presse hexagonale et une charte de déontologie faisant référence pour tous journalistes. Partant de là, PDG de l’une des trois plus grandes agences de presse mondiale, ça vous situe le personnage. Mais trêve de flagorneries. Pour cette conférence, Emmanuel Hoog est venu nous parler de son quotidien de dirigeant d’agence de presse. De l’affaire Martin Bouygues à son rôle de président, en passant par la renégociation des accords sociaux pour le personnel de l’agence, tous les sujets ont été passés au crible.

Sur ce dernier point, l’énarque préfère temporiser et affirme qu’il s’agit là d’une « évolution logique pour une entreprise telle que l’AFP ». 117 accords sociaux, tous ratifiés depuis 1957, qu’il souhaite réaménager en un seul et même texte, afin de les harmoniser. Une décision qui lui a valu l’inimitié des syndicats lesquels ont multiplié les grèves et les actions coup de poing depuis cette annonce, faite il y a plus d’un an. Une position qu’il affirme comprendre, arguant que « cela fait partie de toute négociation, les syndicats jouent leur rôle ».

Concernant la polémique autour de l’annonce faite en 2015 de la mort de Martin Bouygues, PDG du groupe éponyme, par l’un des correspondants de l’agence, le dirigeant se défend : « Une erreur pour combien de bonnes dépêches ? » interroge-t-il, « On ne peut pas remettre en question toute la qualité du travail de nos équipes sur une seule erreur. » Il assure que l’incident a été traité et discuté en interne afin que cette mésaventure ne se reproduise plus à l’avenir.

Pyongyang

Depuis sa prise de fonction et suivant son leitmotiv « innover pour progresser », le PDG a entreprit de moderniser le traitement de l’information de l’agence, en développant notamment les outils numériques ainsi que les sujets traités sous forme vidéo. L’objectif : faire face à la nouvelle concurrence liée à l’essor des médias du numérique. Sous son mandat, l’AFP a également renforcé ses positions à l’internationale, ouvrant de nouveaux bureaux à l’étranger et notamment… à Pyongyang, capitale de la Corée du Nord. A la question : comment est-ce que l’on ouvre une agence dans l’un des pays les plus hermétiques de la planète ? Emmanuel Hoog expliquera qu’il s’agit là d’une volonté stratégique de l’AFP, pour suivre les pas de Reuters (Grande-Bretagne) et Kyodo (Japon), les deux autres agences également implantées sur le territoire nord-coréen. Une étape indispensable, selon lui, pour renforcer sa position sur le marché de l’information, qui plus est lorsque le bureau en question est autorisé à filmer et photographier le quotidien d’un pays complètement replié sur lui-même.

Malgré la stature de l’intervenant, la parole circule relativement bien lors de cette rencontre. Notre interlocuteur répondra de bonne grâce aux questions posées par les journalistes en devenir, non sans faire preuve d’une certaine habilité quand il s’agit de les embarquer là où il le souhaite, lorsque la question évoque un sujet trop sensible à aborder devant cet auditoire. A peine le temps de le questionner une dernière fois sur la singularité du travail des journalistes en Corée du Nord que les deux heures de conférence se sont écoulées. L’invité du jour doit maintenant s’éclipser.

Pour quel bilan ?

Si certains étudiants présents se plaindront d’une certaine « langue de bois », d’autres répliqueront que l’invité a dans l’ensemble joué le jeu. Malgré cela, les élèves sont unanimes sur une chose : Emmanuel Hoog a eu la courtoisie de se présenter à nous pour répondre à nos questions, et pour cela, le Master Journalisme de Gennevilliers le remercie.

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Patrick Eveno, au service de la déontologie https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/journee-portes-ouvertes/ Thu, 05 Feb 2015 16:17:31 +0000 https://www.master-journalisme-gennevilliers.fr/?p=2645 Par Antoine Raguin, Alix Demaison Le vendredi 6 février, l’invité de la conférence était Patrick Eveno. Cet universitaire, spécialiste des médias est venu nous parler de l’Observatoire de la Déontologie de l’Information, dont il est le président. Une association qui plaide pour la création d’un Conseil de la presse. Un organisme qui pourrait être la […]

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Par Antoine Raguin, Alix Demaison

Le vendredi 6 février, l’invité de la conférence était Patrick Eveno. Cet universitaire, spécialiste des médias est venu nous parler de l’Observatoire de la Déontologie de l’Information, dont il est le président. Une association qui plaide pour la création d’un Conseil de la presse. Un organisme qui pourrait être la solution pour éviter certaines dérives du métier.

Les journalistes ont tous un avis sur leur profession et ce qui l’entoure. Pas toujours objectif. L’opinion, aussi, a un avis. Pas toujours cohérent. Pour avoir une discussion sur le monde des médias, il faut donc trouver le juste milieu entre ces deux catégories. Patrick Eveno le représente à la perfection. Il n’est pas journaliste, mais assez proche d’eux pour connaître les us et coutumes de la profession.

Patrick Eveno s’est toujours intéressé aux médias. Dans les années 1980, professeur d’histoire au lycée, à Bondy, il profite de son temps libre pour écrire des piges pour les suppléments du Monde. Il intègre avec parcimonie la rédaction du quotidien. Juste assez de temps pour appréhender l’organisation de la rédaction, qu’il ne juge pas optimale. Cette « organisation bizarre » lui inspire le sujet de sa thèse, L’histoire du Monde de 1944 à 2004. Il se concentre sur l’entreprise en tant que telle, ses mécanismes économiques et sociaux.

Suite à la publication de cet ouvrage, il devient maître de conférences puis professeur à la Sorbonne où il enseigne l’Histoire des médias. Patrick Eveno n’en oublie pas pour autant ses activités journalistiques. En 2008, Il joue un rôle central dans les Etats généraux de la presse écrite.

Membre de Reporter sans frontières, il participe à la création de l’Observatoire de la déontologie de l’information. Il en prend les commandes enLogo de ODI février 2014.

Le but de la création de cette association est de combler un manque important. En France, il n’y a pas de conseil de presse, comme on peut en trouver dans plus de 21 pays de l’Union européenne. Ces conseils, sous forme d’organisme paritaire, font appliquer les règles déontologiques, sans aucun moyen de pression financière ou juridique. L’ODI, lui, pour le moment, a pour but « contribuer à la prise de conscience de l’importance de la déontologie dans la collecte, la mise en forme et la diffusion de l’information au public ». L’observatoire est tripartite. Il est composé à la fois de journalistes, d’entreprises de presse et aussi de lecteurs. Avec les adhésions de poids lourds du journalisme – AFP, France télévisions, France média monde, l’observatoire prend de plus en plus d’ampleur.

Chaque année, un rapport est rédigé. Il recense des exemples ne respectant pas l’honnêteté, la véracité et l’exactitude, les principaux fondements de la déontologie journalistique. Il pointe surtout du doigt les problèmes auxquels sont confrontés les journalistes, comme la pression ou la confusion des frontières entre vie publique et vie privée et aussi entre la communication, le journalisme et la publicité. Il soulève les maux du journalisme d’aujourd’hui afin d’éviter que certaines dérives ne se (re)produisent. Le travail effectué est donc systémique.

 

A l’inverse du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel), l’ODI ne peut pas sanctionner les entreprises de presse. Patrick Eveno insiste justement sur la nécessité de ne pas condamner. D’une part parce que « tout le monde fait des erreurs » et qu’elles servent à améliorer la profession. De l’autre, parce que Patrick Eveno est totalement opposé à la création d’un Ordre des journalistes qui serait à l’encontre de la liberté d’expression et d’information. D’autres raisons sont aussi évoquées, comme le manque de moyens. Pour mettre réellement en cause un journal, il faut avoir des preuves et donc enquêter. Cela implique des coûts financiers que l’observatoire n’a pas encore.

 

En somme, l’Observatoire de la Déontologie de lInformation n’en est qu’à ses débuts. Sa démarche est progressive et plaide pour un dialogue entre les instances médiatiques. L’échange entre les journalistes et les différents médias serait alors la clé du bien-être de notre profession.

 

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