Pression, précarité, remises en question… les journalistes qui veulent tenter le pari de l’indépendance ne sont pas rassurés. Adeline Percept nous donne quelques clés pour appréhender cette réalité. Si le journalisme est un univers violent et précaire nous prévient-elle, « quand on a la vocation, ça devrait aller ».

Cofondatrice de l’agence de presse Story W, Adeline Percept est reporter à son compte. Une situation qui exige de faire des choix. Si elle a été correspondante en Espagne, puis en Allemagne pour France 24, elle vit désormais à Paris pour être proche de ses filles.

Elle évoque d’ailleurs un reportage qui l’a profondément marquée. En suivant une famille irakienne entre la Macédoine et l’Allemagne, elle prend conscience de la place essentielle à accorder à sa famille. Attention cependant à “ne pas dépasser l’empathie que l’on peut avoir“.

Pour la journaliste, son métier consiste avant tout à informer, et être sur le terrain. Embauchée à Paris pour France 24 à la sortie de l’école, elle décide rapidement de se porter volontaire pour être correspondante en Espagne, puis en Allemagne. L’important selon elle, éviter d’être « emmerdée par une hiérarchie trop présente ». Faire des choix donc, et ne pas se laisser marcher sur les pieds. Même conseil quand on l’interroge sur d’éventuels comportements sexistes auxquels elle aurait eu affaire : « il faut toujours répondre du tac au tac, envoyer une bonne vanne ! »

En fin de compte, « tout est une question d’équilibre et d’arbitrage ». Choisir le(s) média(s) pour le(s)quel(s) on souhaite travailler reste une étape décisive pour devenir journaliste indépendant.

C’est en respectant ces principes qu’Adeline Percept nous transmet sa vision du journalisme : « montrer et dénoncer objectivement les conditions indignes dans lesquelles vivent certaines personnes ».

Anaïs et Floriane