De nouvelles sources de revenus pour les médias

Brand marketing

Par : Louise Guibert, Juila Inventar, Jessie Nganga, Julien Vattaire, Lorraine Redaud, Mathilde Francou

Aujourd’hui le secteur de la presse écrite est de plus en plus en difficulté économiquement. Dans ce contexte, certains journaux adoptent des méthodes de financement alternatives. Le Monde et The Guardian font partie de ces médias : ils suivent deux démarches différentes.

Le journal Le Monde utilise des contenus sponsorisés pour son application mais aussi pour son site web. Dans les deux cas, ces publicités sont accessibles seulement pour les personnes qui ne sont pas abonnés au journal. En cliquant sur l’encart, l’utilisateur est redirigé vers une page publicitaire de la marque. Ce n’est pas un article mais une succession d’informations sur le produit. C’est l’algorithme Outbrain qui suggère les contenus sponsorisés : il utilise les cookies de l’utilisateur pour lui proposer les liens les plus pertinents.

Le journal Le Monde utilise des contenus sponsorisés pour son application mais aussi pour son site web. Dans les deux cas, ces publicités sont accessibles seulement aux personnes qui ne sont pas abonnées au journal. En cliquant sur l’encart, l’utilisateur est redirigé vers une page publicitaire de la marque. Ce n’est pas un article mais une succession d’informations sur le produit. C’est l’algorithme Outbrain qui suggère les contenus sponsorisés : il utilise les cookies de l’utilisateur pour lui proposer les liens les plus pertinents.

Contenus sponsorisés

Le Monde utilise également une autre méthode : le « brand content ».   Ce terme anglais désigne les contenus produits plus ou moins directement par une marque, dans une logique de marketing. Les objectifs du brand content sont multiples : obtenir de la visibilité, délivrer des contenus aux individus, et affirmer l’expertise de la marque. Concrètement, ce concept s’illustre par l’utilisation de la mention « conçu et proposé par ». Ces articles ne sont pas rédigés par la rédaction mais par un prestataire extérieur. Par exemple : la MAIF, Dell, etc.

Le Monde a aussi créé un espace web dédié à IBM : Les clés de demain. C’est un site d’actualité dans lequel la rédaction du journal Le Monde n’intervient pas.

 

Les entreprises qui réalisent les contenus sont « Take Part Média » et « M Publicité ». Le Monde a donc dans ce cas une position d’hébergeur, et non de contributeur.

 

Quand la collaboration devient plus poussée 

 

D’autres médias sont sollicités par des marques pour écrire des articles d’investigation sur leurs produits. C’est notamment le cas pour The Guardian, avec sa plateforme spécialisée en B2B, The Guardian Labs. En effet, le journal accepte le financement des entreprises. Cependant, avant d’accepter un accord, les rédacteurs en chef ont le dernier mot. Les journalistes sont donc impliqués mais le contenu est éditorialement indépendant. Le site le précise via la mention  » supported by « . Concrètement, l’entreprise qui finance l’article n’a pas de droit de relecture.

Par exemple, The Guardian Labs a collaboré avec Spotify pour réaliser une playlist personnalisée. Ainsi, Spotify a créé l’algorithme Discover Weekly. L’article des journalistes décrit cette expérience. Ils ont tenté de découvrir lequel de l’algorithme ou des spécialistes musicaux pouvait mieux prédire les goûts et les genres préférés des utilisateurs. Les spécialistes ont retrouvé les personnes autour d’un café afin de mieux comprendre leurs attentes. L’algorithme, lui, s’est synchronisé aux comptes Spotify des utilisateurs pour leur proposer des nouvelles playlist en fonction de leur historique d’écoute.

 

Une déontologie remise en cause 

 

Comme pour Le Monde, The Guardian propose également des contenus produits par la marque seule. Dans ce cas, la rédaction n ‘est pas impliquée dans la production des articles. Ils sont signalés par la mention « contenu payant/payé par » ou encore « contenu de l’annonceur ».

Il y a donc plusieurs types de brand content. Dans les deux médias traités, ils peuvent choisir entre laisser le contrôle à la marque ou avoir le dernier mot. Ce concept peut remettre en cause la déontologie du métier de journaliste. Effectivement, se pose la question de la limite entre la communication et le journalisme.